Commandant Jacques henri Schoseing,évasion,mort pour la France 26 AOUT 1944

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Commandant Jacques henri Schoseing,évasion,mort pour la France 26 AOUT 1944

Message par MEDIC le Mar 21 Juin - 22:05

Commandant Jacques henri Schoseing
COMMANDANT JACQUES HENRI SCHLOSEING
Compagnon de La Libération
Croix de Guerre
Disting~ished Flying Cross

MORT POUR LA FRANCE LE 26 AOUT 1944 A L'AGE DE 24 ANS. .


Commandant du Groupe "Alsace" - Ancien commandant du Groupe "Ile de France" - 18 victoires homologuées - Premier pilote des Forces Aériennes Françaises Libres à avoir rejoint son unité après avoir été abattu au-dessus de la France occupée.
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Jacques-Henri Schloesing est né le 12 décembre 1919 à Montreux, en suisse d une famille alsacienne protestante qui rejoint Paris 10 ans plus tard.Jacques-Henri y poursuit ses études au lycée Carnot. Titulaire du baccalauréat, il prépare l'Ecole Coloniale tout en faisant du droit. A la déclaration de guerre, sa classe n'étant pas appelée, il s'engage le 19 septembre 1939 et part pour Laval, base des pelotons d'élèves officiers de réserve, puis entre à l'école de l'Air à Versailles, en novembre de la même année il obtient successivement ses brevets d'observateur et de chef de bord. Un de ses camarades d'alors écrira plus tard:"Quoi- qu'étant le plus jeune,il était l'entraîneur du groupe que nous formions. Ceux qui l'approchaient sentaient sa franchise, sa simplicité, son entrain. Sans être sévère, il savait être un exemple pour ses camarades".
Entraîné dans la débâcle de 1940, i1 se retrouve avec sa formation à Toulouse.C'est là q u t d L entend, par la radio, le Maréchal Pétain annoncer l'armistice. Avant même de percevoir l'appel du 18.juin, sa décision de poursuivre la lutte. Voici comment, 1e 17 juin au soir, il l'annonce par lettre à sa mère, réfugiée à Montpellier:
"Dans l'ignorance absolue de ce qui va sortir de cet armistice et en prévoyant que tout le territoire français passera au service de l'Allemagne pour l'aider dans la guerre contre la Grande-Bretagne.
amie et alliée, prévoyant ce que cela signifie pour tous, pour vous et pour moi, de souffrance et de séparation, je crois voir mon devoir ailleurs. Tu comprendras combien il m'est dur de t'écrire cette Lettre qui est peut-être la dernière. II faudra accepter que notre vie de famille soit bien finie. L'enjeu de cette guerre était total et je ne sais pas si l'on fait bien d'essayer une sorte de compromis. Ne valait-il pas mieux, coûte que coûte, continuer l a lut te de la nation, même hors du territoire Si vous pouviez tous sortir de cette France asservie et partir pour un pays encore libre . Echapper à cette servitude n'est pas une lâcheté, loin de là"
Le 19 juin, nouvelle et dernière lettre à sa mère:
"Je suis encore ici, mais pas pour longtemps, je pense. Après deux jours complets de réflexion, je suis déterminé à tout tenter pour partir ... Si je peux prendre la lutte ailleurs. là ou elle sera, en Angleterre ou en Afrique, j’aurai conscience de le faire pour vous, pour votre vie, pour notre vie. Et si ce qu'on appelle le sacrifice suprême est demandé, tu sauras toujours dans quel but il aura été fait: pour une cause désormais indiscutable. Tu seras heureuse dl avoir au moins un de tes enfants au service de cette cause, libre de se donner à elle". Ces lignes ont été écrites par un garçon de 20 ans
Le 22 juin 1940', à midi, avec 6 camarades, il décolle du terrain de Francazal près de Toulouse à bord d'un vieux "Goéland" et gagne, sans cartes ni radio, les Cornouailles en Grande-Bretagne.
Mais un entraînement nouveau s'imposait avant de pouvoir être incorporé dans la Royal Air Force. Jacques-Henri s’y soumet et ce n'est qu'en novembre 1941 qu'il est enfin envoyé en unité au Groupe de Chasse "Ile de France" des Forces Aériennes Françaises Libres. Ecoutons le colonel Dupérier, son chef, nous parler de lui: "Je le rencontrai pour la première fois à Turnhouse, en Ecosse. C'était un grand garçon gai et rieur dont la jeunesse ne parvenait pas à masquer une personnalité exceptionnelle. Ses qualités' de très fin pilote et ses dons innés de chef me firent très vite lui confier les responsabilités de Chef de patrouille. II s'y affirma sous le commandement du Capitaine Fayolle qui me succéda en avril Le colonel Dupérier quand j'eus pris le commandement du Groupe. Lorsque François Fayolle quitta le groupe "Ile de France pour être mis à la tête d'une unité de chasseurs bombardiers, c'est Schloesing que je désignai comme son successeur. L'ascendant pris sur ses pilotes comme sur ses mécaniciens par Jacques-Henri, maintenant Capitaine, s'affirmait de jour en jour, l'estime en laquelle le tenait le Commandement de la R.A.F également, aussi, lorsque je quittai le Groupe le 1er décembre 1942, c'est lui qui fut désigné sur ma demande pour me remplacer." Le groupe "Ile de France" va de victoire en victoire et pour Schloesing, les citations succèdent aux citations. Le 20 décembre 1942, il écrit à Mouchotte :"Nous avons fait hier une grande balade en France, presque jusqu'à Mantes, à 50km de Paris, qu'on voyait très bien avec la Tour Eiffel ...

C'est formidable!"
Mais le 13 février 1943, vers 8h du matin, par un ciel clair de printemps précoce, au dessus de Vron, on entend le bruit bien connu d'un combat aérien. Huit-MESSERSCHMITT s'acharnent sur 2 SPITFIRE isolés. Très vite c'est le drame: l'un des appareils britanniques s'abat en flammes tandis que l'autre parvient à s'échapper. L'avion abattu est celui de Jacques-Henri Schloesing.
Le combat a eu lie u à 1 2000 m è t r e s d'altitude. Quand son appareil a pris feu, Jacques-Henri a cherché à ouvrir le cockpit pour sauter en parachute, mais la poignée de commande lui est restée dans la main ! Le système est coincé. Pendant quelques minutes qui lui semblent des siècles, il lutte désespérément. Son masque à oxygène s'enflamme, lui brûlant profondément le visage. Enfin
le cockpit cède, il saute d'environ 7000 mètres. C'est la première fois qu'il descend de si haut et "pour de vrai", dira-t-il en racontant son accident."Ce n'est pas désagréable, sauf durant les premières minutes où l'on étouffe". Il met 20 minutes à descendre, mais gêné par le vent, fatigué par ses blessures, il redresse mal son parachute, tombe brutalement et s'évanouit sous le choc. Quand il reprend connaissance, il se trouve à proximité du bois de Vron. Il s'y traîne. A peine est-il caché que deux soldats allemands y arrivent à leur tour. Mais ils ne font guère de zèle, s'étendent sur l'herbe et bavardent en grillant des cigarettes. Après leur départ, Jacques-Henri traverse une partie du bois et entre dans une ferme isolée, probablement celle de Campigneule.
Là, les fermiers lui donnent une bouteille d'eau et un b Le u un peu trop petit. Le commandant Sch1oesing décide alors de s'éloigner au plus vite de son point de chute en remontant la vallée d'Authie vers l ' est, en s' orientant avec sa petite boussole • Au bout de que1ques kilomètres de marche dans les terres labourées, étourdit fatigué , il s'assied dans un bosquet et s'y endort.
Quand il se réveille, la nuit est tombée. Son visage brûlé est tuméfié et ses paupières enflées recouvrent ses yeux. Pendant les vingt kilomètres qu'il va parcourir avant d’atteindre LE BOISLE, il lui faudra maintenir ses paupières ouvertes avec ses doigts, pour pouvoir se diriger. A un moment Il sent soudain le vide devant lui, il regarde, et se trouve au bord d'un chemin creux .Une petite lumière va et vient à quelques mètres de lui; c'est la sentinelle allemande de l'aérodrome de Ligescourt.

Ses brûlures sont devenues insupportables, et il lui suffirait alors de se rendre à cet allemand qui est là devant lui et qui le conduirait immédiatement à l'infirmerie. Mais ce serait aussi la captivité et la fin du combat. Schloesing s'y refuse, acceptant un martyre qu'il lui appartiendrait pourtant de faire cesser sur le champ.

Au matin, il arrive dans les oseraies du BOISLE. Il est à bout de forces.Il s'étend sur le sol. Deux homme passent à coté de lui et lui souhaitent 1e bonjour, mai si i1 n ose pas 1eur parler. Le soleil monte, le pâle soleil de février Il a froid, il a soif, ses brûlures le font cruellement souffrir. Vers midi, il décide de chercher un refuge C'est alors qu'intervient Mme

PONCHEL. Il était couché dans, une grange à l'ouest de la route traversant le Boisle. Un enfant est venu me dire: 'Il y a quelqu'un dans la grange et maman a peur~J'y suis donc allée.
Il m' a dit " N'ayez pas peur madame , je suis un aviateur français".

J'ai dit à ma voisine: "on va essayer de le soigner chez vous".
Cependant la grande maison voisine, qu'on appelle ici le "château", n'était autre que la Kommandantur.
Et l'a voisine me répondit: "Non, non, Mme PONCHEL je ne veux pas, avec les gosses "
" Bon" ai-je répondu, " ç a nef ait ri en je vais le prendre". C'est ainsi que je l'ai conduit chez moi, bras dessus-dessous comme un jeune ménage.

Je l'ai mis dans le lit de mon fils qui avait alors 8 ans. Je lui ai dit: "vous avez soif?" Il m'a répondu "oui», mais on m'a déjà donné à boire dans une ferme tout au bout là-bas"(chez Mme Colin).Elle avait eu peur aussi, mais c'est bien normal, tout le monde savait que les Allemands cherchaient après lui. Alors j'ai fermé la porte et comme je faisais un pot-au-feu par semaine, chaque dimanche, je l'ai restauré. Ensuite j'ai dit à mon fils: «tu vas rester avec lui", et je suis allée trouver un homme de Labroye qui faisait de la pommade contre les brûlures car l'aviateur avait sa figure dont la peau partait en lambeaux et il ne voyait plus clair tellement il était brûlé. Une heure plus tard, ce monsieur est venu et on a bien nettoyé le pilote. Puis je me suis dit: "Tout ça c'est bien beau, mais comment faire maintenant ? " Les Allemands cherchaient après lui. Je suis donc allée trouver Mlle Martel, l'institutrice, pour lui demander si on ne pouvait pas emmener notre aviateur à Valloires. Comme c'était un préventorium, je me disais: «peut être là-dedans pourra-t-on le cacher et les Boches n'iront pas le chercher là .
Je ne savais plus quoi faire Madame Ponchel apprend par Mlle Martel, que l'abbé PAPILLON, aumônier de l'abbaye de Valloires qui dessert la paroisse, doit venir l'après-midi au Boisle. Elle va lui demander conseil. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle s'adresse au responsable F.F.I de la région de Crécy en Ponthieu.
"Monsieur l'Abbé est venu et il m'a dit: "vous risquez gros, d'autant plus que vous avez un enfant Je lui ai répondu je suis venu pour nous défendre •Bon",dit-il "je vais prendre l enfant".
C’est un Français comme nous. II est contact avec Mme Tellier de Boufflers.
L'abbé Papillon donne alors les consignes suivantes à Mme Ponchel: à la nuit tombante, il faudra amener l'aviateur au pied d'une meule qui se trouve en bordure du chemin des "Trous aux Renards", le long du bois de Boufflers. Ne se montrer qu'à la personne qui viendra en chantant:"Il est né le divin enfant".
Madame Ponchel ajoute: Pour l'habiller je me suis débrouillée. Je lui ai donné une veste car il avait de la fièvre.

Avant de partir, il a dit au petit: "Mon petit, si je peux sortir de là,je viendrai te revoir après la guerre"; Malheureusement, je ne 1 ai jamais revu . Il avait 700 francs sur lui, il voulait les donner au gosse parce qu'on l'avait bien soigné. Mais le Petit comme un gosse voulait son bouton, transformé en petite boussole .Il disait: "ça c'est beau". II lui répondit: "je ne peux pas te la donner mon petit, parce que ça, j'en ai besoin" et j'ai ajouté: «Et de vos sous aussi, vous en avez besoin,parce que vous avez encore du parcours à faire. Et surtout pas de remerciements, je n'ai fait que mon devoir. On ne doit jamais laisser personne dans l'embarras.
A la libération j ai reçu une lettre du Général de Gaulle, puis du ministère de l’air comme quoi il était porté disparu en Normandie
Madame Ponchel amène Kenri Schloesing jusqu’au lieu de rendez-vous en le soutenant car seul il n’aurait pas pu arriver au pied de la meule. Il s étend pendant que sa convoyeuse va à la rencontre de son nouvel hôte ; Marguerite Tellier Sagebien. Malheureusement l horaire indiqué a été mal interprété, l une pensait heure solaire, l autre heure l égale. Le commandant Schloesing va attendre trois quarts d heure, les moments les plus pénible depuis sa chute. Ne voyant plus personne il croit qu'on l'a abandonné il se sent incapable d'aller plus loin, et puis où aller? Enfin une voix l'appelle, il se laisse glisser le long du talus et quand il se redresse, dominant de la tête les deux femmes, Marguerite Tellier s exclame’’ que vous êtes grand!" ce à quoi, il trouve la force de répondre en riant : "Vous croyez que je serai plus difficile à cacher?". Au manoir de Gourlay où il trouve refuge, l'attend, par bonheur le docteur Thérèse POTEZ-REVON, alors en convalescence au manoir, chez sa cousine Marguerite. Elle va soigner Jacques- Henri avec toute sa science et tout son cœur. Pendant quatre jours les deux , femmes sont très inquiètes. Les brûlures du pilote sont très profondes, surtout autour des yeux et aux ailes du nez. La température demeure fort élevée. Mlle GAY, assistante sociale de l'abbaye de Valloires, apporte des médicaments et l'appui d'une amitié très sûre. Mais ce n'est pas suffisant. Le docteur Potez n'exerce plus. Elle ne peut donc rédiger d'ordonnance. Il faut trouver un médecin qui ait le courage et la discrétion nécessaire pour venir soigner ce blessé d'un genre particulier. Mme Tellier pense au docteur CAPPELLE de Crécy en Ponthieu qu'elle connaît peu, mais qui lui inspire confiance. Ce sera le début d une longue et durable amitié quand ils découvriront qu'ils sont du même bord, celui de la Résistance, car le docteur n'est pas à son premier malade tombé du ciel. Cependant, Jacques-Henri est jeune, en pleine santé, et il reprend le dessus. Dès qu'il sent ses forces revenir un peu, le jeune pilote s'inquiète de savoir quand il pourra partir et comment il pourra rejoindre sa base?
Mlle PAPILLON, Directrice du Préventorium de Valloires, se rend à Paris chez la sœur aînée du Commandant. Elle rapporte du linge, des vêtements et surtout des lettres. Quel bonheur d'avoir des nouvelles, de recevoir des écrits de ceux qu’on aime, et quel confort de quitter le bleu trop court et les souliers trop petits.
Par ailleurs, les inquiétudes ne manquent pas.L'abbé Papillon trouve que ce pilote est caché trop près de son point de chute. Un "conseil de guerre" est tenu et la décision est prise de l'évacuer vers Paris chez son oncle le pasteur PANIER, bien connu pour ses travaux sur l'histoire du Protestantisme français. Deux problèmes se posent alors: les papiers d'identité et le moyen de locomotion. Tous deux sont résolus par l'intermédiaire de Valloires. Le commandant Schloesing partira avec les papiers d'un Ancien mort peu de temps auparavant et c'est dans la camionnette du Préventorium, conduite par André LARZET, accompagné par Mlle Papillon, qu'il rejoindra la Capitale. Une nouvelle et folle aventure commence Incroyable, mais vrai Paris est gagnée sans rencontrer le moindre contrôle. Comment aurait-on expliqué alors la présence de cet homme au visage couvert de pansements ? On frémit à cette pensée Jacques-Henri a passé 15 jours à Boufflers. Il était temps qu'il parte. Huit jours après son départ, à tombée de la nuit, arrive un régiment d'infanterie. En l'absence du propriétaire, les portes sont forcées et le soir même un officier allemand couche dans la chambre qu'il occupait.
Deux mois, jour pour jour après sa chute, le 13 avril, il quitte Paris, franchit les Pyrénées pour gagner l'Espagne d'où, par Gibraltar, il rejoint l'Angleterre. La D.F.C lui est décernée et il apprend qu'il est commandant. L’accueil qu'il reçoit à Londres est enthousiaste. Mais les cœurs se serrent en voyant le visage de naguère couvert de cicatrices. Alors commence pour Jacques-Henri un autre calvaire. Son champ de vision étant trop étroit pour qu'il puisse prétendre piloter un spitfire, il va subir, en 1 an,8 opérations, aussi dangereuses que douloureuses, pour pouvoir reprendre sa place au combat.
Enfin, en mai 1944, contre le vœu formel de ses chefs et en particulier du Général Vallin qui voudrait le garder près
de lui, le commandant Schloesing obtient de retourner en escadrille. Le 16 août, il prend le commandement du Groupe "Alsace". Le jour même, il est nommé Compagnon de la Libération par le Général de Gaulle.
A Boufflers, on a de temps en temps de ses nouvelles par d'autres pilotes tombés. Tous le connaissent au moins de réputation. Il est le premier aviateur français tombé dans son pays et revenu à Londres pour continuer le combat.
Le 25 août, jacques-Henri écrit: "Paris libéré, c'est fou, fou, fou!" Le 26 août 1944, le général de gaulle descend les Champs Elysées,
La Capitale est en liesse. A BEAUVOIR-EN-LYONS, sur le plateau qui domine la vallée de Bray,la moisson bat son plein. Soudain, le calme de cette journée de plein été se déchire. Une bataille fait rage, là-haut dans le ciel. Inégale. Trois avions alliés luttent contre 24 appareils allemands, des Messerschmitt 109 et des Folcke-Wulf 190.0n croyait la chasse allemande anéantie!
Ils sont bien là pourtant, des historiens diront plus tard que cette escadrille du dernier quart d heure avait
pour mission d aller mitrailler les Champs-Elysées au passage du général de Gaulle. La chasse alliée qui protège Paris l'aurait obligée à se dérouter au nord-ouest.
L ' escadrille tombe sur les trois Spitfires. Un seul avion va rentrer à sa base. Le second, celui du sous-lieutenant Pierre Parent, gravement blessé au bras gauche par un obus, fait du saute-mouton par dessus les haies. Son pilote réussit à se parachuter au dessus de la Somme et il fait aussitôt prisonnier.
Le troisième, qui s'est dégagé par un virage très serré pour tenter d'échapper à ses poursuivants, passe sur le dos et
part' en vrille, poursuivi par la chasse ennemie. Il ne laisse bientôt plus derrière lui qu'un long panache de fumée noire et dans un de ces hurlements de moteur que, paraît-il, jamais ne pourront oublier ceux qui les ont entendus, l'avion pique vers le sol et s'écrase.
On ne retrouvera que bien peu de choses permettant d' identifier le pilote: un couteau de poche et un peigne, un insigne de pilote français gravé, portant le numéro 3370.Celui du commandant Schloesing, mort à 24 ans.

Le colonel Dupérier écrira: "Il laisse à tous d'un héroïsme pur, sans tache, calme et discret". Marguerite TELLIER - SAGEBIEN , fut une authentique Résistante qui hébergea pendant la guerre, une dizaine de pilotes alliés.
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Re: Commandant Jacques henri Schoseing,évasion,mort pour la France 26 AOUT 1944

Message par SyL20 le Lun 27 Juin - 21:50

Merci, merci pour cette histoire que je ne connaissais pas.
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